Le moulin à huile

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Centre Ancien

Impasse des pêcheurs Nissan
Impasse des pêcheurs

L’impasse des pêcheurs s’appelait autrefois la rue non passante de la pararié. Alors qu’on ignore la raison de la dénomination moderne, ce nom ancien suggère la présence de pareurs de draps dans cette rue, soit de foulons, drap s’entendant pour tissus. Nous gardons trace ici d’une activité liée au tissage. Les documents anciens attestent par ailleurs de la présence de tisserands et de tailleurs à Nissan.

Maison à escalier Nissan
La maison à escalier

En faisant quelques pas dans cette impasse des pêcheurs, on remarquera, sur la droite, une maison plus ancienne qui a conservé son escalier extérieur menant au logis. Elle marque le début du terrain qui était dévolu au moulin à huile.

Ce moulin occupait un grand espace qui s’étendait au sud jusqu’à la muraille et au fossé de la ville. Son entrée principale était cependant située dans cette rue. Contrairement au four banal, il appartenait à la communauté et non à l’archevêque et était affermé.

Le nombre de réparations dont il a fait l’objet, les nombreuses interventions des consuls dans sa gestion et les superficies de la commune plantées en olivettes illustrent l’importance de l’huile d’olive dans la vie courante du village.

Une délibération du conseil consulaire datée du 1er janvier 1719, nous apprend, au travers des réparations qu’il nécessite, qu’il possède cinq réduits à olives fermant à verrou, une écurie, un lieu pour piler les olives, un pressoir qui servait également pour le vin et une chaudière que l’on peut supposer utilisée pour réaliser les extractions résiduelles, cette huile extraite à chaud servant à d’autres usages que la consommation alimentaire.

Le porche conservé
Le porche conservé

A partir du plan des arènes, nous allons emprunter le bas de la rue du Plo et ressortir du centre ancien. On voit encore à droite une porte dont ne demeurent que les pieds droits et le linteau, vestige probable d’une maison démolie que l’on peut encore dater du XVIIIe siècle.

A l’extrémité de la rue se trouvait une autre des trois portes de la ville, probablement plus récente que les autres puisqu’elle se nommait lo portal nou, le portail neuf. 

A cet endroit, nous débouchons sur l’avenue de la Cave. Cette avenue reprend le tracé des anciens fossés. Dans cette partie, qui correspond à un point bas du village, ils devaient être souvent inondés. Leurs eaux traversaient l’avenue de la Cave à l’angle qui se trouve sur la droite pour aller se jeter dans le ruisseau de la Lausse (le rec) et, de là, dans l’étang de Capestang.

Nous allons rejoindre ce point, à quelques dizaines de mètres, où se trouve le site de la distillerie, matérialisé par la base conservée de sa cheminée de briques.

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